La facturation électronique à l’international : comment définir la bonne stratégie pour votre entreprise ?

Depuis l’annonce de l’article 153 de la Loi de Finances 2020, ICD International a l’honneur de participer aux différents ateliers animés par la DGFIP(Direction générale des Finances publiques). Ces ateliers détermineront les modalités techniques et opérationnelles de l’application du décret.

Nous avons le plaisir de vous rendre compte des avancées en la matière suite au troisième atelier de travail effectué au mois de Mars 2021. Pour avoir le compte-rendu de la dernière réunion veuillez suivre ce lien : https://www.icdint.fr/la-generalisation-de-la-facture-electronique-en-france-ou-en-sommes-nous/

 

4 thèmes ont été abordés :

  1. Rappel sur la transmission des données
  2. Quelles seront les données à transmettre
  3. Quels seront les formats permis et obligatoires
  4. L’archivage des factures électroniques

 

1) RAPPEL SUR LA TRANSMISSION DES DONNEES

 

Tel indiqué sur le schéma dit en Y   fig.2 ci-dessous,  plusieurs  modes de transmission possibles

 

  • Les partenaires (fournisseurs et acheteurs) peuvent être accompagnés par des plateformes certifiées qui recevront et émettront vos factures Et vos données de facturation à la plateforme publique.

 

  • Les partenaires peuvent s’ils le désirent envoyée directement les factures (e-invoicing) et données de facturation (e-reproting) à la plateforme publique. Dans ce cas, les partenaires devront obligatoirement envoyés des format normés selon les conditions ci-dessous fig.1

 

  • D’autres circuits peuvent coexister entre plateforme cetifiées et partenaires directement reliés à la plateforme publique.

 

 

Fig 1

 

 

Fig 2

 

 

 

2) QUELLES SERONT LES DONNEES A TRANSMETTRE ?

 

Les éléments surlignés sont ceux rajoutés par la DGFIP au vue de l’obligation de facturation.

Très important : Ces données sont amenées à être revues et modifiées par la DGFIP  au cours des prochains ateliers

 

 

3) QUELS SERONT LES FORMATS DES FACTURES ?

Selon le circuit que vous allez utiliser, plusieurs formats sont possibles et acceptés

 

 

Flux de factures des entreprises vers les PF privées certifiées (fig 3)

 

Si vous passez par une plateforme privée certifiée, vos formats d’émission et de réception ne changeront pas . C’est la plateforme privée certifiée  qui se chargera de transformer vos formats propriétaires en format obligatoires (voir fig 1) et acceptés  par l’ Etat ( fig 4)

 

Cas où vous êtes accompagné par une plateforme certifiée:

 

Vos formats restent inchangés : Fig 3

 

 

Votre plateforme certifiée se charge d’envoyer dans les bons formats à la Plateforme publique Fig4

 

 

Flux de factures des entreprises vers la PF publique

 

Si vous décidez d’échanger directement avec la Plateforme publique, dans ce cas vous devrez envoyer vos e-invoicing et e-reporting dans le socle des formats à minima  autorisés par la DGFIP.

Vos réceptions de factures se feront sous les formats que la DGFIP a mis en place.

 

 

Envoie et réception des factures aux formats obligatoires autorisés par la DGFIP Fig.5

 

3) archivage

 

L’archivage permet aux entreprises de répondre aux obligations prévues aux dispositions de l’article L. 102 B du LPF et aux dispositions du code de commerce (article L. 123-22). À cet effet, les factures doivent être conservées 6 ans pour l’administration fiscale et 10 ans à des fins commerciales

 

Pour le B2B :

 

  • La PF Publique pourraient archiver pour les entreprises passant directement par la PF mais ce n’est pas encore décidé, en émission et réception.
  • Les PF Privées certifiées seront en mesure de proposer une offre d’archivage, notamment pour les entreprises pour lesquelles elles émettent/reçoivent

 

Pour le B2C et B2B international :

 

La facturation électronique n’a pas d’incidence sur l’archivage des factures B2C et internationales dont les obligations d’archivage perdureront à des fins commerciales et fiscales. Ainsi, les justificatifs des transactions B2C et B2B international doivent continuer d’être archivées, indépendamment de la transmission des données en ereporting , qui ne se substituent pas aux pièces justificatives (factures …)

 

 

 

Les prochaines étapes et ateliers auront pour thématique :

Élaboration des formats d’échange pour le e-invoicing

Élaboration des formats d’échange pour le e-reporting