Journal de bord d’un audit préalable à la transition vers la facture électronique.

Dématérialisation des factures
June 4, 2024

Audit facture électronique : journal de bord d’un projet de dématérialisation

Les projets de dématérialisation des factures et le passage à la facture électronique obligatoire engagent les entreprises dans une transformation profonde de leurs processus, de leurs outils et de leur système d’information.

Pour réussir cette transition, un audit préalable est indispensable. Il permet de cadrer le projet, d’identifier les flux concernés, de repérer les points de vigilance et de définir une feuille de route réaliste.

Dans cet article, nous vous proposons d’entrer dans les coulisses d’un audit mené par ICD International auprès de l’un de ses clients.

Pour des raisons de confidentialité, les noms des acteurs, des équipes et des organisations concernées ont été supprimés.

L’objectif : comprendre concrètement comment se déroule un audit de préparation à la facture électronique, depuis le lancement du projet jusqu’à la restitution finale.

Pour aller plus loin, vous pouvez également découvrir notre offre d’accompagnement à la facture électronique.

Pourquoi réaliser un audit avant la facture électronique ?

La facture électronique obligatoire ne se limite pas à un changement de format.

Elle impacte l’ensemble du cycle de facturation :

  • l’émission des factures clients ;
  • la réception des factures fournisseurs ;
  • la qualité des données tiers ;
  • les connexions avec les ERP ;
  • les circuits de validation ;
  • les statuts du cycle de vie ;
  • les cas d’usage particuliers ;
  • les obligations de e-invoicing et de e-reporting ;
  • les processus comptables, fiscaux et métiers.

Un audit permet de partir de l’existant pour construire une trajectoire adaptée à l’entreprise.

Il aide à répondre à plusieurs questions clés :

  • Quels flux sont concernés par la réforme ?
  • Quels outils sont utilisés aujourd’hui ?
  • Quelles données doivent être fiabilisées ?
  • Quels processus doivent évoluer ?
  • Quels cas particuliers doivent être traités ?
  • Quelle architecture cible faut-il prévoir ?
  • Quelle Plateforme Agréée choisir ?
  • Quels chantiers doivent être lancés en priorité ?

Sans cette phase de cadrage, le projet risque d’être abordé uniquement sous l’angle outil, alors qu’il touche en réalité toute l’organisation.

20 septembre — 9h30 : kick-off de l’audit

L’audit démarre par une réunion de lancement avec l’ensemble des parties prenantes impliquées dans le projet.

Autour de la table, nous retrouvons notamment :

  • la cheffe de projet interne en charge du passage à la facture électronique ;
  • la responsable comptabilité client ;
  • les référents ERP ;
  • les responsables métiers ;
  • les chefs de projet SI ;
  • les architectes techniques ;
  • les prestataires concernés ;
  • les équipes comptables et financières.

Ce kick-off permet de présenter les objectifs de l’audit, de rappeler les enjeux de la réforme et d’aligner tous les participants sur la méthode de travail.

C’est aussi l’occasion de clarifier les rôles de chacun, les responsabilités, les échéances et les livrables attendus.

Dès cette première réunion, certains points de vigilance apparaissent : spécificités métiers, flux particuliers, outils historiques, dépendances ERP ou encore différences de maturité entre les équipes.

Les objectifs de l’audit

La réunion de lancement permet de formaliser deux objectifs principaux.

Le premier objectif est de préparer l’entreprise aux obligations fiscales liées à la facture électronique.

Le second est d’identifier les opportunités d’optimisation sur les processus de facturation clients et de traitement des factures fournisseurs.

L’audit doit donc permettre à l’entreprise de :

  • comprendre les impacts de la réforme ;
  • cartographier ses flux de facturation ;
  • identifier les cas d’usage spécifiques ;
  • analyser ses outils existants ;
  • évaluer la qualité de ses données ;
  • définir une architecture cible ;
  • prioriser les chantiers à lancer ;
  • préparer le choix d’une solution adaptée.

À l’issue du kick-off, l’entreprise dispose d’un plan de route clair, avec une vision partagée des enjeux, du calendrier et des ateliers à organiser.

27, 28 et 29 septembre — Ateliers métiers

Les ateliers métiers constituent une étape essentielle de l’audit.

Pendant trois jours, l’objectif est de couvrir l’ensemble des cas de facturation rencontrés dans l’entreprise, aussi bien en émission qu’en réception.

Chaque atelier permet de décrire précisément les flux existants et leur articulation avec les systèmes concernés :

  • ERP ;
  • outils comptables ;
  • logiciels de facturation ;
  • outils métiers ;
  • solutions de gestion de flux ;
  • interfaces internes ;
  • applications satellites.

Pour chaque type de flux, plusieurs éléments sont analysés.

Les éléments analysés pendant les ateliers métiers

Les ateliers permettent de collecter les informations nécessaires à la cartographie des processus.

Les équipes analysent notamment :

  • le volume de factures à traiter ;
  • les typologies de factures ;
  • les flux clients et fournisseurs ;
  • les entreprises concernées ;
  • les entités juridiques impliquées ;
  • la typologie des partenaires ;
  • les flux locaux et internationaux ;
  • la qualité des référentiels ;
  • la complétude des données ;
  • les acteurs intervenant sur chaque flux ;
  • les applications utilisées ;
  • les formats de données ;
  • les délais de traitement ;
  • les litiges et anomalies ;
  • les circuits de validation.

Cette phase permet de comprendre la réalité opérationnelle de l’entreprise, au-delà de la documentation théorique.

Elle met en évidence les habitudes métiers, les exceptions, les contournements, les points de blocage et les risques à anticiper.

Identifier les cas particuliers

L’un des enjeux majeurs de l’audit est d’identifier les cas particuliers qui peuvent complexifier la mise en conformité.

Dans cet audit, plusieurs sujets spécifiques ont été analysés :

  • auto-facturation ;
  • factures d’abonnement ;
  • mandats de facturation ;
  • flux B2C ;
  • processus historiques ;
  • factures multi-entités ;
  • outils non connectés à l’ERP ;
  • circuits de validation spécifiques ;
  • données manquantes ou non structurées.

Un exemple concret a été identifié : un flux B2C existant depuis plusieurs années, représentant moins de 1 % du volume global de factures, mais nécessitant une refonte complète pour entrer dans le cadre de la réforme.

Ce type de cas est fréquent. Même un faible volume peut devenir un point de blocage si le processus n’est pas conforme ou s’il repose sur des données insuffisamment structurées.

10 octobre — 9h00 : restitution de l’audit fonctionnel

Une première restitution intermédiaire est organisée pour partager les conclusions fonctionnelles.

Cette étape permet de valider la compréhension des processus métiers, des flux existants et des cas particuliers impactés par la réforme.

Les équipes ICD International présentent notamment :

  • la cartographie des flux factures ;
  • les principaux processus métiers ;
  • les flux concernés par la réforme ;
  • les flux hors périmètre ;
  • les cas d’usage spécifiques ;
  • les points de vigilance ;
  • les premières pistes d’optimisation.

Cette restitution permet aussi de confirmer les écarts de maturité entre certaines étapes du processus.

Certaines phases sont déjà partiellement dématérialisées, tandis que d’autres reposent encore sur des traitements manuels, des échanges par e-mail ou des contrôles peu automatisés.

Les premiers points de vigilance identifiés

La restitution fonctionnelle met en évidence plusieurs sujets à traiter.

Parmi les principaux points de vigilance :

  • qualité des référentiels clients et fournisseurs ;
  • gestion des litiges ;
  • traitement des anomalies ;
  • hétérogénéité des processus ;
  • manque de visibilité sur certains flux ;
  • outils non intégrés ;
  • données insuffisamment structurées ;
  • circuits de validation trop longs ;
  • cas particuliers non couverts par les processus standards.

Ces éléments ne sont pas seulement des contraintes. Ils représentent aussi des opportunités d’amélioration.

La réforme peut devenir un levier pour simplifier, fiabiliser et automatiser davantage les processus de facturation.

16 novembre — 9h00 : ateliers techniques

Après les ateliers métiers, l’audit se poursuit avec une phase technique.

L’objectif est de comprendre précisément l’environnement SI dans lequel la solution de dématérialisation des factures devra être déployée.

Cette étape permet de cartographier les systèmes, les applications, les interfaces et les points de connexion existants.

Les équipes analysent notamment :

  • l’organisation SI en place ;
  • les ERP concernés ;
  • les outils comptables ;
  • les applications métiers ;
  • les modules spécifiques ;
  • les protocoles réseau ;
  • les règles de sécurité ;
  • les formats de données ;
  • les flux entrants et sortants ;
  • les interfaces existantes ;
  • les contraintes d’intégration ;
  • les dépendances avec des prestataires externes.

Cette phase est essentielle pour définir une architecture cible réaliste et compatible avec l’environnement existant.

Construire l’architecture cible

Les ateliers techniques permettent de préparer le schéma cible de la chaîne de dématérialisation des factures.

L’objectif est de déterminer comment les flux devront circuler demain entre :

  • les ERP ;
  • les outils comptables ;
  • les applications métiers ;
  • la Plateforme Agréée ;
  • les clients ;
  • les fournisseurs ;
  • les plateformes partenaires ;
  • les systèmes internes de validation.

Cette architecture cible doit répondre à plusieurs exigences :

  • conformité réglementaire ;
  • sécurité des échanges ;
  • interopérabilité ;
  • continuité opérationnelle ;
  • traçabilité ;
  • capacité de traitement ;
  • intégration avec l’existant ;
  • évolutivité.

Cette étape permet également d’intégrer le projet de facture électronique dans la gouvernance SI habituelle de l’entreprise.

25 novembre — 10h00 : restitution complète de l’audit

La restitution finale rassemble l’ensemble des équipes impliquées dans l’audit.

Elle présente le bilan complet des ateliers fonctionnels et techniques, ainsi que les recommandations pour la suite du projet.

Le rapport d’audit comprend notamment :

  • le schéma cible en réception des factures ;
  • le schéma cible en émission des factures ;
  • les flux concernés par la réforme ;
  • les flux hors périmètre ;
  • les nouveaux flux à mettre en place ;
  • les données à traiter ;
  • les systèmes à connecter ;
  • le calendrier de mise en conformité ;
  • les fonctionnalités nécessaires ;
  • les scénarios de solution envisageables ;
  • les transformations métiers à prévoir ;
  • les transformations organisationnelles ;
  • les transformations techniques ;
  • les chantiers à lancer ;
  • les parties prenantes à mobiliser ;
  • les durées estimées par chantier.

Cette restitution donne à l’entreprise une vision claire du périmètre à couvrir pour être conforme et opérationnelle.

Un livrable pour faciliter le benchmark des solutions

L’audit ne sert pas uniquement à produire un état des lieux.

Il permet aussi de préparer le choix de la solution la plus adaptée.

Grâce au rapport d’audit, l’entreprise dispose d’une base solide pour comparer les solutions du marché.

Le benchmark peut alors se faire à partir de critères concrets :

  • couverture des flux réels ;
  • capacité d’intégration ERP ;
  • gestion des cas particuliers ;
  • conformité réglementaire ;
  • gestion des statuts ;
  • automatisation des processus ;
  • sécurité des échanges ;
  • qualité de l’accompagnement ;
  • évolutivité de la solution ;
  • capacité à absorber les volumes.

Cette méthode évite de choisir une solution uniquement sur la base d’une démonstration commerciale ou d’une grille fonctionnelle générique.

Le choix est fondé sur la réalité opérationnelle de l’entreprise.

DEMATRUST : une solution pour passer de l’audit au déploiement

Avec DEMATRUST, ICD International accompagne les entreprises dans la mise en conformité avec la réforme de la facture électronique.

La solution permet de centraliser, automatiser et sécuriser les flux de factures électroniques.

Elle couvre notamment :

  • la réception des factures fournisseurs ;
  • l’émission des factures clients ;
  • la gestion des formats réglementaires ;
  • le suivi des statuts ;
  • la transmission des données obligatoires ;
  • l’intégration avec les ERP ;
  • la traçabilité des échanges ;
  • l’automatisation des processus comptables.

Pour les TPE et PME, ICD International propose également DEMATRUST Light, une offre pensée pour faciliter la mise en conformité avec une approche simple et progressive.

Ce qu’il faut retenir

Un audit facture électronique est une étape indispensable pour préparer efficacement la réforme.

Il permet de comprendre l’existant, de cartographier les flux, d’identifier les cas particuliers, d’évaluer les contraintes techniques et de construire une feuille de route adaptée.

Il aide aussi l’entreprise à choisir une solution sur la base de ses besoins réels, et non sur des critères génériques.

La réussite du projet dépend de la capacité à impliquer les bonnes parties prenantes, à analyser les processus métier, à sécuriser les intégrations SI et à anticiper les impacts organisationnels.

Vous souhaitez lancer un audit pour préparer votre passage à la facture électronique dans les meilleures conditions ? Découvrez notre offre d’accompagnement à la facture électronique ou contactez nos experts via la page contact ICD International.

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