Ce qu’il faut retenir des spécifications externes de Juin 2024

Dématérialisation des factures
July 8, 2024

Spécifications externes du PPF version 2.4 : les principales évolutions à retenir

La DGFiP a publié, le 19 juin, une nouvelle version des spécifications externes du Portail Public de Facturation — PPF.

Ce document de référence détaille le fonctionnement attendu du dispositif et les modalités d’interaction entre les différents acteurs de la réforme de la facture électronique : entreprises, administration fiscale, plateformes et opérateurs.

Cette version 2.4 apporte plusieurs précisions importantes sur l’annuaire, les flux B2G, la gestion du lisible, les cycles de vie des factures et certains cas d’usage spécifiques.

Dans cet article, nous vous proposons un résumé des principales évolutions à retenir pour mieux comprendre les impacts de cette version sur le déploiement de la facture électronique obligatoire.

Pour aller plus loin sur votre mise en conformité, vous pouvez également consulter notre page dédiée à DEMATRUST, la Plateforme Agréée d’ICD International.

Le rôle du PPF dans la réforme de la facture électronique

Le Portail Public de Facturation occupe une place structurante dans le dispositif de la réforme.

Dans les spécifications externes, le PPF est présenté autour de plusieurs fonctions clés :

  • la gestion de l’annuaire des entreprises assujetties à la TVA ;
  • la collecte des données nécessaires à l’administration fiscale ;
  • la circulation de certaines données liées à la facturation électronique ;
  • le suivi des statuts et cycles de vie ;
  • la collecte des données de e-reporting ;
  • la coordination avec les plateformes du marché.

À l’époque de cette version, les textes faisaient encore référence aux PDP — Plateformes de Dématérialisation Partenaires. La terminologie a depuis évolué vers PA — Plateformes Agréées.

Vous pouvez retrouver une définition complète sur notre page dédiée : PA – Plateforme Agréée.

Les évolutions de l’annuaire

L’un des principaux apports de la version 2.4 concerne la gestion de l’annuaire.

L’annuaire a pour objectif d’identifier les entreprises assujetties à la TVA, leurs établissements et les plateformes choisies pour recevoir les factures électroniques.

Il doit notamment permettre de :

  • recenser les organisations assujetties à la TVA ;
  • identifier les entités publiques et privées ;
  • associer les SIREN et SIRET correspondants ;
  • distinguer les flux B2B et B2G ;
  • orienter les factures vers la bonne plateforme de réception ;
  • gérer des adresses de facturation selon les besoins des entreprises.

Cette version apporte également des précisions sur les API, les messages et les modalités techniques nécessaires à l’alimentation et à l’utilisation de l’annuaire.

Pour les entreprises, l’annuaire est un élément essentiel de la réforme. Une mauvaise configuration peut entraîner des erreurs de routage, des rejets ou des retards dans le traitement des factures.

C’est pourquoi la préparation des données clients, fournisseurs et établissements doit être intégrée très tôt dans les projets de mise en conformité.

Des précisions sur les flux B2G

La version 2.4 apporte également des précisions sur les transactions à destination des entités publiques.

Les factures adressées au secteur public, déjà traitées via Chorus Pro, doivent continuer à suivre un circuit spécifique. Les factures B2G restent donc fortement encadrées et doivent transiter selon les modalités prévues pour les acheteurs publics.

Ce point est important pour les entreprises qui travaillent à la fois avec des clients privés et des entités publiques.

Elles devront être capables de distinguer correctement :

  • les flux B2B ;
  • les flux B2G ;
  • les clients privés ;
  • les clients publics ;
  • les circuits de transmission applicables ;
  • les statuts associés à chaque type de flux.

Cette distinction est essentielle pour éviter les erreurs de traitement et garantir la bonne transmission des factures selon la typologie du destinataire.

La gestion du lisible dans les factures électroniques

La version 2.4 apporte aussi des précisions sur la notion de lisible.

Dans le cadre de la facture électronique, les factures peuvent être transmises dans des formats structurés comme UBL ou CII. Ces formats sont conçus pour être lus et traités automatiquement par les systèmes d’information.

Toutefois, une version lisible peut accompagner la facture structurée afin de faciliter sa lecture par les utilisateurs.

La pièce jointe appelée “LISIBLE” doit alors présenter l’exhaustivité des données contenues dans la facture structurée.

Le format Factur-X, quant à lui, intègre par nature cette logique puisqu’il associe un fichier PDF lisible à des données structurées exploitables par les systèmes.

Cette précision est importante pour les équipes comptables et financières, car elle permet de mieux comprendre la différence entre :

  • le format lisible par l’humain ;
  • le format structuré lisible par les machines ;
  • les pièces jointes complémentaires ;
  • les obligations de cohérence entre les données visibles et les données structurées.

Des précisions sur les cycles de vie des factures

La version 2.4 détaille davantage la mécanique des cycles de vie.

Les cycles de vie permettent de suivre l’avancement d’une facture tout au long de son traitement. Ils jouent un rôle clé dans la traçabilité, le pilotage et la résolution des anomalies.

On distingue principalement deux types de statuts.

Les statuts liés aux flux

Ces statuts sont générés automatiquement par les plateformes. Ils servent d’acquittement technique et permettent de confirmer qu’un flux a bien été transmis, reçu ou traité.

Ils sont essentiels pour sécuriser les échanges entre systèmes et assurer la traçabilité technique des factures.

Les statuts liés au métier

Ces statuts correspondent à la réalité opérationnelle du traitement de la facture.

Ils peuvent notamment concerner :

  • une facture reçue ;
  • une facture acceptée ;
  • une facture rejetée ;
  • une facture en litige ;
  • une facture mise en paiement ;
  • une facture payée.

Ces statuts sont généralement initiés par les équipes métier ou les systèmes de gestion de l’entreprise.

Ils permettent aux directions financières de mieux suivre le traitement des factures et d’identifier rapidement les situations à risque.

Des compléments sur certains cas d’usage

La version 2.4 apporte également des compléments sur plusieurs cas d’usage spécifiques.

Parmi les points précisés, on retrouve notamment :

  • les situations de sous-traitance ;
  • les situations de co-traitance ;
  • le traitement des factures avec tiers concernés ;
  • la notion de “facturé à” ;
  • le déroutage de certaines factures ;
  • les modalités de traitement selon les circuits et les acteurs impliqués.

Ces cas d’usage sont essentiels, car toutes les entreprises ne fonctionnent pas selon un schéma simple fournisseur-client.

Dans de nombreux secteurs, les flux de facturation peuvent impliquer plusieurs acteurs, plusieurs adresses, plusieurs entités juridiques ou plusieurs circuits de validation.

La bonne compréhension de ces cas d’usage est donc indispensable pour construire un projet de mise en conformité réaliste.

Pourquoi ces spécifications sont importantes pour les entreprises

Les spécifications externes du PPF ne sont pas seulement un document technique destiné aux plateformes.

Elles permettent aussi aux entreprises de mieux comprendre les impacts concrets de la réforme sur leur organisation.

Elles donnent des indications sur :

  • les données à fiabiliser ;
  • les flux à cartographier ;
  • les formats à anticiper ;
  • les statuts à gérer ;
  • les cas d’usage à identifier ;
  • les interactions entre plateformes ;
  • les obligations de transmission à l’administration.

Pour les entreprises, cette lecture peut être complexe, mais elle est indispensable pour éviter de réduire la réforme à un simple changement d’outil.

La facture électronique impacte les processus de vente, d’achat, de comptabilité, de recouvrement, de fiscalité, de trésorerie et d’intégration informatique.

Pour structurer votre projet, ICD International propose un accompagnement dédié à la facture électronique.

DEMATRUST : accompagner les entreprises dans leur mise en conformité

Avec DEMATRUST, ICD International accompagne les entreprises dans leur transition vers la facture électronique obligatoire.

DEMATRUST permet de gérer les flux de factures électroniques, de sécuriser les échanges, de suivre les statuts et d’assurer la conformité avec les exigences de la réforme.

La solution s’adresse aux entreprises qui souhaitent centraliser leurs flux, automatiser leurs processus et s’appuyer sur une Plateforme Agréée capable de s’intégrer à leurs systèmes existants.

Pour les TPE et PME qui souhaitent démarrer plus simplement, ICD International propose également DEMATRUST Light, une offre pensée pour faciliter l’entrée dans la réforme sans complexifier l’organisation.

Ce qu’il faut retenir

La version 2.4 des spécifications externes du PPF apporte plusieurs précisions importantes sur le fonctionnement de la réforme de la facture électronique.

Les principaux points à retenir concernent :

  • l’évolution de l’annuaire ;
  • la distinction entre flux B2B et B2G ;
  • la gestion du lisible ;
  • les cycles de vie des factures ;
  • les statuts techniques et métiers ;
  • les cas d’usage complexes ;
  • les modalités d’échange entre acteurs.

Cette version a permis aux entreprises, plateformes et éditeurs de mieux avancer dans la compréhension du dispositif.

Cependant, les spécifications techniques évoluent régulièrement. Il est donc important de rester accompagné, de suivre les mises à jour réglementaires et de construire son projet sur une base solide.

Vous souhaitez comprendre l’impact de la réforme sur votre organisation ? Découvrez DEMATRUST ou échangez avec nos experts via notre page accompagnement à la facture électronique.

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